Table des matières
Togglemp3, AAC, Flac…, quels codecs audio sont à privilégier en 2025 ?
Des codecs dans le domaine de l’audio, il y en a une palanquée. Il est donc légitime de se demander, « mais quel est le format audio qui offrira la meilleure restitution audio ? ». Est-il possible de faire une quelconque différence à l’écoute ? C’est ce que nous allons voir.
Image par Terrence Phiri de Pixabay
Un codec, c’est quoi ?
Avant de commencer, définissons, ce qu’est un codec audio. Si on se réfère à la page Wikipédia du codec :
Un codec est un dispositif matériel ou logiciel permettant de mettre en œuvre l’encodage ou le décodage d’un flux de données numériques, en vue d’une transmission ou d’un stockage. Certains codecs intègrent également une fonction de compression ou encore de chiffrement des données. Wikipédia
Pour faire, le format de votre musique au format mp3, OOG, Flac, PCM, etc. On les classe en deux catégories, ceux avec pertes et ceux sans perte, qui peuvent être compressés ou non.
Le protocole
Pour effectuer la conversion dans les formats cités plus bas, j’utilise le programme Fre:ac dont un article y est consacré sur son fonctionnement.
La seconde app est tout simplement Audacity afin de déterminer les pertes réelles de chacun des codecs Lossy.
Le morceau utilisé n’est autre que The Bell de Mike Oldfield.
Les codecs lossy (avec perte)
Le principe de ces codecs réside dans l’application d’une compression plus ou moins forte selon la qualité choisie, le bitrate (le nombre de bits traités). Plus ce nombre est élevé, moins il y a de perte.
Un morceau compressé en 320 Kbps sera meilleur qu’en 128 Kbps, avec pour conséquence un poids plus élevé. L’un des avantages en leur faveur, leur poids largement réduits par rapport à un CD.
Un CD rempli fait 700 Mo, en mp3 320 Kbps, environ 150 Mo environ. On est plus ou moins sur le même rapport pour les autres codecs, excepté le aac qui est le plus gourmand, autant que le OGG. Les plus connus sont, le aac, mp3, ogg, wma et le dernier, le codec opus.
Le poids de chaque codec, best qualité
- aac 256 Kbps : 26 Mo,
- mp3 320 Kbps : 16.4 Mo,
- ogg, VBR 10, soit 500 Kbps : 25,6 Mo,
- wma CBR 440 : 22,5 Mo.
- opus 510 Kbps : 26,3 Mo,
Il faut prendre également compte du poids de pochette de l’album qui est de 471 Ko.
Le spectre de fréquence
aac 256 Kbps
mp3 320 Kbps
ogg, VBR 10, soit 500 Kbps
wma CBR 440
opus 510 Kbps
Les codecs lossless (sans perte)
Comme cette catégorie l’indique, on ne fait que convertir d’un format à un autre, tout en gardant intact le signal original, d’où le sans perte. Ils peuvent être compressés ou non compressés.
Codecs compressés
On trouve principalement le flac, libre, le ALAC, libre depuis 2011, chez Apple et l’ape et le WMA, pas vraiment utilisé. Quand on parle de compression pour ces codecs, on est sur le même principe qu’un fichier Zip.
Codecs non compressés
Les deux plus connues sont le PCM utilisé par le CD audio et celui par Microsoft dans Windows et AIFF, le concurrent de l’univers Apple.
Le poids de chaque codec lossless non compressé vs compressé
- non compressés, PCM, AIFF ;
- PCM : 71 Mo,
AIFF : 71 Mo,
- non compressés, PCM, AIFF ;
- FLAC : 40,4 Mo,
- ALAC : 41,2 Mo,
- APE : 38,9 Mo,
- WMA lossless : 41,5 Mo,
- non compressés, PCM, AIFF ;
Il faut prendre également compte du poids de la pochette de l’album qui est de 471 Ko.
Les codecs, l’éternel dilemme
Le grand dilemme des personnes partisanes des codecs avec perte contre ceux sans perte. Deux camps s’affrontent :
Ceux adeptes des formats compressés avec perte dans la mesure où ils n’entendent pas de différence notable, voir aucune à débit élevé. Après-tout, pourquoi devrais-je utiliser un format plus lourd en espace occupe ?
- Ceux qui ne jurent que par les codecs sans perte. Là encore, deux types de profils.
- Team codecs sans perte compressés, afin d’économiser de l’espace occupé.
- Et ceux qui pensent que même compressé sans perte, il y en a une. Ce qui implique forcément l’utilisation du PCM ou AIFF pour la lecture audio.
forme de l’onde de la différence entre l’original et les codecs lossy
S’y retrouver entre tous ces formats n’est pas une mince affaire. Voyons ce que donne la différence entre l’original sans perte et les formats lossy. Dans cette partie, nous n’aborderons pas les codecs sans pertes, puisqu’ils sont identiques entre eux. Seul l’algorithme change.
L’interprétation des résultats
Il existe deux types de codecs, ceux qui ne font que supprimer de l’information et les autres, qui en plus vont modifier certaines fréquences.
mp3, WMA : la compression réside uniquement dans la perte de certaines fréquences, celles jugées non essentielles pour la restitution. Le grand vainqueur est, sans aucun doute, le WMA qui se résume à la différence due au bruit. Il reste donc le plus fidèle. Quant au mp3, son efficacité est toute relative et se situe dans la perte des hautes fréquences.
mp3 320 Kbps
wma CBR 440 en 24 bits
- aac, ogg : leur méthode réside surtout en la modification de certaines fréquences, en plus de les supprimer à la manière d’un mp3, afin de restituer au mieux le signal sonore. Le grand vainqueur est une évidence, l’OGG de Vorbis.
aac 256 Kbps
ogg, VBR 10, soit 500 Kbps
- opus : ce format est un cas à part qui, par ailleurs, est privilégié par YouTube. En effet, quelle que soit la fréquence d’échantillonnage utilisée, elle sera systématiquement convertie en 48 kHz. Ce qui n’est pas l’idéal pour un fichier de qualité CD, par exemple, qui pour rappel est de 44,1 kHz en 16 bits. En musique numérique, il est préférable de rester sur la même basse de fréquence. À savoir :
- 44.1, 88,2, 176,4… kHz,
- 48, 96, 192… kHz.
- opus : ce format est un cas à part qui, par ailleurs, est privilégié par YouTube. En effet, quelle que soit la fréquence d’échantillonnage utilisée, elle sera systématiquement convertie en 48 kHz. Ce qui n’est pas l’idéal pour un fichier de qualité CD, par exemple, qui pour rappel est de 44,1 kHz en 16 bits. En musique numérique, il est préférable de rester sur la même basse de fréquence. À savoir :
Cette dégradation de la qualité causée par un rééchantillonneur est négligeable et reste bien inférieure à la compression d’un codec avec perte, même au débit maximal.
opus 510 Kbps
Choisir le bon format de fichier ?
Tous les spécialistes, pros ou amateurs, s’accordent à dire que le format mp3 est le moins performant de tous les codecs. Et c’est vrai. En même temps, c’est le premier du genre qui avait pour objectif de réduire la place occupée sur les supports de l’époque pour les jeux vidéo.
Dans les années 90-début 2000. Il y avait le midi, au son si particulier, qui dépendait de l’émulation des cartes son pour sa restitution, et le PCM bien trop lourd, car non compressé.
Si à cette époque, le mp3, pour l’écoute musicale, était limité. La génération qui l’a connue se souvient de sa sonorité métallique à fort taux de compression. Qu’en est-il de nos jours en 2025 pour le mp3 et autres codecs lossy ? Ont-ils un réel intérêt à être encore utilisés vu les espaces de stockage gargantuesque de plusieurs To que nous avons dans nos équipements ? C’est ce que nous allons aborder dans la suite de ce paragraphe.
Selon l’environnement
Votre préférence va se porter selon l’environnement, Windows, Apple, Linux, Android, autoradio, etc ainsi que l’espace de stockage libre disponible.
Ordinateurs Mac et PC
Le manque de stockage se pose surtout dans l’univers d’Apple où l’espace proposé par défaut est 512 Go. Si l’on désire plus, les tarifs s’envolent (+230 € 1 To, 690 € 2 To, option à choisir).
Les PC portables dans tout cela, pas mieux, avec une limitation du stockage selon la gamme choisie. Seules les configurations de bureau personnalisées ne sont pas limitiées et s’adaptent à tous nos besoins. Bien évidemment, un périphérique de stockage externe USB permettra l’extension de cet espace.
Les Smartphones, tablettes Android, Apple
Contrairement aux modèles haut de gamme, les modèles entrés et moyen de gamme Android, on a généralement la présence d’un lecteur de micro-SD, afin d’étendre son stockage, le plus souvent, 256-512 Go, voir 1 To.
Les modèles Apple et haut de gamme Android sont limités au stockage que l’on a défini lors de l’achat. Il est donc primordial de le choisir en fonction de ses usages. Les photos et surtout les vidéos prennent de plus en plus de place.
Compatibilité des codecs
Si nativement, votre smartphone ou votre tablette ne peut pas décoder correctement l’un des formats audio, il y aura forcément un programme qui y sera à même de le lire.
Quand on pense mobilité, on oublie souvent les baladeurs numériques prisés des audiophiles. Là encore, toutes les marques n’offrent pas la même compatibilité au niveau des formats audio. Il est nécessaire de le vérifier.
Généralement, les systèmes d’exploration à destination des ordinateurs n’ont pas de réel souci de lecture des formats les plus couramment usités.
Finalement, lossy ou lossless
Si vous pour vous l’espace de stockage n’est pas important, il est évident qu’un codec lossless est la meilleure solution. On privilégie principalement le Flac pour sa compatibilité totale ou Alac pour les fans de l’univers Apple.
Les formats lossy ne sont pas dénués d’intérêt et permettent un gain de place sans sacrifier la qualité au débit le plus élevé proposé. Cette perte est, dans la pratique, imperceptible même pour du mp3 320 Kbps, à moins de tendre l’oreille. Mais qui fait cela !
Sans oublier le matériel de restitution (ampli, casque, enceintes, etc.) qui devra être assez haut de gamme pour espérer entendre une quelconque différence entre un codec Lossy et un autre sans perte. Il y a aussi d’autres facteurs à ne pas négliger, comme l’environnement d’écoute, et l’âge de ses oreilles.
Le plus important est le ressenti, le plaisir d’écoute, plus que le codec en lui-même. Si toute votre bibliothèque ou qu’une grande partie est convertie vers l’un des formats Lossy, ce n’est pas si dramatique. Bien évidement que le Lossless est préférable et même recommandé.






